#1 Besoin de rien envie de doigts

 

Comment trouver son “point G” ?

 

Here comes le point technique dont le monde a besoin : au risque de nous répéter (pardon), le point G, techniquement, n’existe pas vraiment. Il serait en fait plus juste de parler d’une “zone G”, puisque le clitoris est un organe de type jouissif et mystérieux qui mesure entre 8 et 11 cm (!!).

 

Ça veut dire dans la pratique que votre clitoris peut-être stimulé de pleiiiin de manières différentes. En interne, par la pénétration vaginale par ex (avec un·e partenaire, ses doigts, vos doigts, ou un sex-toy...) ou bien en externe par la stimulation du gland par ex (avec un·e partenaire, ses doigts, vos doigts, ou un sex-toy BIS).

 

C’est pour ça qu’on parle d’une zone, et non d’un point. Et la bonne nouvelle, c’est que ça veut dire concrètement que vous pouvez aussi jouir et/ou prendre du plaisir de pleiiiiin de manières différentes aussi.


Comment trouver son clitoris ?

 

Par ailleurs, vous nous avez demandé comment faire pour “trouver son clitoris” = question très pertinente… ET tout à fait normale, dans la mesure où selon le sexologue Jean-Claude Piquard, 50% des jeunes femmes ignorent qu’elles ont un clitoris (#excisionmentale).

 

Pour commencer, retenez bien que vous n’arriverez jamais à mettre la main (littéralement, héhé), sur l’intégralité de votre clito. Because comme on l’a vu, l’essentiel de cet organe magique se trouve à l’intérieur du corps, et n’est donc pas visible à l’oeil nu.

 

Ce que vous pouvez voir (et toucher !), c’est la partie extérieure du clitoris aka votre gland par ex, qui est situé tout en haut de votre vulve. Bien sûr, il ne suffit pas de toucher cette zone pour ressentir du plaisir en 2-2 (ce serait trop simple, tavu) : l’idéal est d’y aller mollo, sans attentes, en prenant le temps de ressentir (et d’analyser) ce qui vous fait de l’effet.


Un peu plus à droite, un peu plus à gauche ? Un peu plus fort, un peu plus lentement ? C’est vous qui voyez. Une astuce cool pour se faire kiffer quand on n’est pas doué·e de ses mains reste encore de se choper un bon tube de lubrifiant et un bon sex-toy. Nous, on aime bien le Womanizer, par exemple. En plus, certains modèles sont en soldes : on pose ça là.


Suis-je condamné·e à jouir dans la même position toute ma vie ?

 

Une autre question que vous nous avez posée et qui revient souvent : comment on fait quand on arrive à jouir / atteindre l’orgasme seulement dans une position, et qu’est-ce que ça veut dire ?

 

Bon, on n’a pas toutes les réponses, on vous prévient, mais on peut bien vous donner deux-trois tuyaux :

 

Souvent, la manière dont on arrive (ou pas) à jouir avec un·e partenaire dépend aussi beaucoup de la manière dont on prend du plaisir en solo. Cela veut dire concrètement que si vous vous masturbez de la même manière (sur le ventre, par exemple) depuis vos premiers élans auto-érotiques, il sera plus facile pour vous de jouir sur le ventre (puisque vous en avez l’habitude = vous savez comment faire, quels mouvements, vous (re)connaissez vos sensations etc...).

 

CECI DIT, ça ne veut pas dire du tout que vous n’êtes pas capable d’atteindre l’orgasme autrement. MAIS c’est plus difficile. Tout simplement parce que vous partez à la recherche de sensations nouvelles, que ni votre cerveau ni votre corps ne connaissent, et qu’il faut donc prendre son temps pour appréhender ces nouveaux ressentis. Un peu comme de la rééducation, en gros.


Donc qu’est-ce qu’on fait de tout ça concrètement ?

 

La première piste à explorer pourrait être celle de la masturbation. Which means : tenter en solo de trouver d’autres manières de vous faire plaiz’, même si elles vous semblent de prime abord moins efficaces que votre/vos techniques habituelles. Si vous jouissez à tous les coups sur le ventre en même pas 5 minutes, inutile de vous dire que ça va vous sembler un peu plus laborieux sur le dos.

 

Pour ça, on vous (re)recommande notre super tuto pour se masturber façon peaking, une technique à explorer seul·e ou à plusieurs pour apprendre à faire monter le kif par paliers. À découvrir par ici !



#2 Comment savoir si j’ai (vraiment) envie d’avoir une relation sexuelle avec mon / ma / un·e partenaire ?

 

Vous avez été nombreuses à nous écrire pour nous parler de désir… ou de son absence. Quelques questions, entre autres, ont retenu notre attention. Voilà de quoi il était question dans les grandes lignes :

 

Je ne ressens rien quand mon partenaire me touche, au contraire, je me raidis complètement, et je n’arrive pas à me laisser aller”, ou encore : “Je n’arrive pas à me laisser aller à ma sexualité car j’ai peur d’être une femme-objet, et que mon partenaire me domine.

 

BON BON BON. Comment vous dire ?

 

On comprend que le fait d’échanger des caresses, de se toucher, de se donner du plaisir (...) fasse partie des choses que l’on a envie de faire dans une relation intime. Cependant, ça ne veut en aucun cas dire que c’est un passage obligé. On peut tout à fait avoir une relation amoureuse et romantique avec quelqu’un·e sans pour autant se toucher ou faire du sexe. On peut très bien être une personne asexuelle (= qui ne ressent pas d’attirance sexuelle pour une autre personne et/ou pour elle-même), ou bien juste se définir comme une personne qui n’a pas envie de sexe en ce moment.

 

DONC si vous êtes en relation romantique avec une personne mais que vous ne ressentez pas de désir sexuel pour elle, so be it. Le meilleur des conseils qu’on puisse vous donner dans ce cas est d’en discuter avec votre partenaire, de lui expliquer votre point de vue, vos ressentis, vos impressions (ou de lui dire que vous êtes paumé·e) et d’adapter la situation ensemble.

 

Si cette personne vous dit qu’elle ne pourrait pas concevoir de relation intime avec vous sans avoir de rapports sexuels et que vous n’en avez pas envie… ça peut effectivement être compliqué. Mais vous savez quoi : c’est OK.

 

Et même si il est tout naturel d’avoir envie de faire plaisir à son / sa partenaire, ce n’est JAMAIS un motif suffisant pour “céder” et avoir une relation sexuelle. Faites-le pour vous, ou ne le faites pas. Par curiosité : OK. Par envie d’essayer : OK. Mais pas parce que vous vous sentez obligé·e de le faire.


Et si je n’ai jamais eu de relations sexuelles ?

 

Par ailleurs, si vous n’avez jamais eu de relation sexuelle et que vous avez l’impression que c’est un “problème”, assurez-vous bien que ce sentiment que vous avez n’est jamais (jamais) le fruit d’une injonction à la sexualité épanouie (Comment ? Tu fais l’amour SEULEMENT une fois toutes les deux semaines alors que t’es en couple ?) / d’une injonction à la sexualité active (Comment ? T’es célibataire et tu n’as pas eu d’aventures depuis 6 mois ?) / d’une injonction venant de son/sa partenaire à avoir des rapports sexuels fréquents (Comment ça, t’as pas envie ce soir ?)

On ne le répètera jamais assez, mais le concept, c’est de prendre du plaisir et d’en donner donc exit les trucs qui ne vous font pas du bien.

 

Par ailleurs et pour rappel, il est tout à fait possible (et normal !) de ne pas ressentir de désir sexuel. D’une part parce qu’on peut très bien être asexuel·le, comme on l’a vu, mais aussi et tout simplement parce que la libido n’est pas une ligne droite et parfaitement constante. Elle dépend de tout un tas de paramètres dont votre santé mentale, votre santé tout court, vos envies, vos expériences passées, les tabous ou clichés qui ont pu entourer votre éducation sexuelle...

 

Pour tout comprendre à la chute de libido, à l’absence de désir sexuel ou encore au désir sexuel hypoactif, on vous donne RDV dans notre article dédié.



#3 Qu’est-ce que le vaginisme ?

 

Brisons le tabou : le vaginisme touche plus de 350 000 femmes en France. On en a récemment entendu parler au pays de la pop-culture, notamment à travers l’excellente série Sex Education (et le personnage de Lily) ou encore dans la série Unorthodox (et le personnage d’Esty).

 

Le vaginisme n’est pas une maladie physique ou une malformation, c’est une angoisse liée à la pénétration qui entraîne une contraction réflexe des muscles du périnée, rendant ainsi impossible toute pénétration - ou même l’introduction d’un tampon - sans causer de fortes douleurs. C’est donc un blocage psychologique, souvent dû à un traumatisme, ou à une éducation cerclée de tabous sur la sexualité.

 

Dans une interview pour le Figaro Santé, la Dr. Véronique Bonniaud, responsable de l’unité pelvi-périnéologie du CHU de Dijon explique que la première étape pour soigner le vaginisme est « la réappropriation de cette zone intime pour ne plus en faire un tabou ».

 

L’idée : apprendre et comprendre comment fonctionne votre corps et vos organes sexuels, en diggant des infos sur votre anatomie + en regardant votre sexe dans un miroir (et on s’met pas la pression, SVP <3).

 

Un·e kinésithérapeuthe spécialisé·e et / ou un·e sexologue peuvent vous accompagner dans vos démarches, notamment en vous filant des exercices de relaxation du périnée, des conseils pour explorer vos sensations… Bref : des solutions et des parcours d’accompagnement existent, vous n’êtes pas seul·e, et tout va bien se passer.


Quand et pourquoi consulter un·e sexologue ?

 

Quelques précisions pour planter le décor : la profession de sexologue n’est pas réglementée en France. Ce qui signifie que n’importe qui peut exercer à ce titre, et qu’il faut donc bien choisir son/sa praticien·ne. La plupart du temps, les sexologues sont en fait des psy qui ont suivi une formation en sexologie et qui exercent à ce titre. Il existe également des sexologues clinicien·nes, par exemple.

 

Dans la pratique, comment ça s’passe ?

 

Vous pouvez prendre RDV pour une consultation seul·e et / ou avec votre partenaire, tout dépend de ce dont vous avez besoin et comment vous le sentez. Il n’y a pas de problèmes ou de questions ridicules, donc n’ayez pas peur de briser la glace et de dire franco pourquoi vous venez. Si vous n’êtes pas exactement sûr·e de comprendre pourquoi vous avez envie de consulter mais que vous sentez pour autant que vous avez besoin “d’aide” = pas de problème non plus. Un·e bon·ne praticien·ne trouvera les clés et les questions pour vous accompagner.

 

En pratique, les sexologues peuvent vous guider sur différentes thématiques / problématiques : le vaginisme, la baisse du désir, la difficulté à jouir ou prendre du plaisir, la reconstruction après des violences sexuelles… N’hésitez pas à vous renseigner en amont de la première séance auprès du/de la thérapeute que vous aurez choisi·e pour mieux connaître sa démarche / ses tarifs (ou toute autre info qu’il vous plaira de demander).

 

Pour trouver votre praticien·ne, vous pouvez consulter l’annuaire du Syndicat National des Sexologues Clinicien·nes ou encore celui du Syndicat des Médecins Sexologues. On ne vous garantit pas que tous·tes ces thérapeutes soient safe, #malheureusement.

 

Vous pouvez aussi demander un contact à votre gynéco / généraliste / vos potes si vous êtes à l’aise. :)

 

 

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Si vous aussi vous avez des questions, nos MP Insta et nos emails (contact@tapage-mag.com) sont grand ouverts, et of course, c’est toujours anonyme et sans jugement aucun. <3