L’INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE EST PAYANTE : FAUX

Thank god Simone Veil (et les autres !), en France, l’accès à l’IVG est un droit. Ce qui rend l’avortement accessible à toute personne porteuse d’un utérus qui ne souhaiterait pas mener sa grossesse à son terme.

 

Et parce qu’on bénéficie d’un super système de santé publique, le parcours de l’IVG est entièrement remboursé, quelle que soit la méthode utilisée. LA BASE. (Et on espère pour encore longtemps.)



IL FAUT ÊTRE MAJEURE POUR AVOIR ACCÈS À L’IVG : FAUX

Que du tout. Toute personne qui souhaite procéder à une Interruption Volontaire de Grossesse peut y avoir accès, qu’elle soit majeure ou mineure. Il n’est pas nécessaire non plus d’être accompagnée par l’un de vos parents si ça n’est pas possible ou que vous ne vous sentez pas à l’aise. Vous pouvez tout aussi bien faire appel à un·e accompagnant·e du Planning Familial.

 

Seule différence si vous êtes mineure : une consultation psychosociale - qui est en fait un moment de dialogue et d’accompagnement dans votre démarche - est obligatoire. En gros : vous n’êtes pas seule. Mais la décision ne revient QU’À VOUS.



UNE IVG EST UN VÉRITABLE PARCOURS DU COMBATTANT : FAUX (MAIS)

En théorie, le scénario :

 

Step 1 : Un premier RDV chez un·e généraliste (pas nécessairement le vôtre si vous n’êtes pas à l’aise) qui vous filera une ordonnance pour une prise de sang (pour vérifier que vous êtes effectivement enceinte) et une échographie (pour dater la grossesse).

 

Step 2 : Une fois toutes les infos en main, le personnel médical peut donc vous orienter et vous conseiller sur l’une ou l’autre des méthodes utilisées.

 

Step 3 : Un·e docteur·e ou une sage-femme peuvent vous prescrire les médicaments pour une IVG médicamenteuse. Pour une IVG chirurgicale, il faut prendre rendez-vous en hôpital, clinique ou centre de santé.

 

Step 4 : Un dernier rendez-vous de suivi deux semaines après l’IVG est nécessaire pour vérifier que tout va bien - et vous proposer une solution contraceptive adaptée pour la suite.

 

C’est tout et c’est beaucoup. C’est vrai. Car comme toute démarche de santé d’un minimum d’envergure, les rendez-vous médicaux se multiplient rapidement, et OUI, c’est pénible.



IL EXISTE PLUS DE DEUX MÉTHODES POUR L’IVG EN FRANCE À CE JOUR : FAUX

Pourquoi on vous rappelle ça ? Parce que NON, la pilule du lendemain ne fait pas partie des méthodes proposées pour une IVG. Pour vous rafraîchir les idées à ce sujet, go relire cet article.

 

Les deux seules méthodes possibles :

 

La méthode médicamenteuse, qui est pratiquée jusqu’à la 5ème semaine de grossesse. Elle fonctionne grâce à la prise de deux comprimés qui viennent interrompre la grossesse puis provoquer l’avortement. Vous pouvez être accueillie dans un établissement de santé ou bien faire ça chez vous. Idéalement, pas seule - et avec une bonne boîte d’anti-douleurs, on en reparlera.

 

La méthode chirurgicale, qui est accessible jusqu’à la 12ème semaine de grossesse. Elle peut-être pratiquée sous anesthésie locale ou générale - mais nécessite en tous les cas une journée en ambulatoire en hôpital ou centre de santé.



L’IVG MÉDICAMENTEUSE EST PLUS DOULOUREUSE : ÇA DÉPEND

Bon, on ne va pas se mentir : la science n’a pas vraiment le bien-être des femmes dans le viseur. Et c’est pour l’IVG un peu comme pour la pilule : une innovation majeure et une véritable révolution… aux effets secondaires vraiment pas cool et dont personne ne parle parce que TABOU, tavu.

 

N’en reste pas moins que le premier symptôme rapporté d’une IVG est évidemment… la douleur. Et le manque de réceptivité du corps médical à ce sujet peut parfois faire pâlir. Bref : mieux vaut s’armer d’une bonne bouillotte, être au calme, et avoir sous le coude de bons (et puissants) antalgiques.



VOUS ÊTES LA SEULE DÉCISIONNAIRE EN CE QUI CONCERNE VOTRE IVG : ÉVIDEMMENT

Ce qu’on veut vous rappeler pour finir, c’est que la décision de poursuivre ou non votre grossesse vous revient entièrement. Ce qui ne veut pas dire, bien au contraire, que vous n’avez pas le droit d’être accompagnée dans vos questionnements et/ou démarches. Ami·e, docteur·e, ou accueil du Planning Familial, vous pouvez être entourée si vous voulez. Les mots clés à rechercher autour de vous : respect de vos choix et bienveillance.

 

Alors quoiqu’il arrive, n’oubliez pas : personne et encore moins le personnel médical n’a à vous faire culpabiliser sur votre décision. Personne n’a à vous questionner, ou à remettre en question ce que vous faites de votre corps et de votre vie. Si vous voulez avorter, vous voulez avorter. Que vous ayez 16, 27, 34 ou 46 ans. Point. Final.

Dt pour aider votre partenaire à être un véritable allié dans ce moment pas cool, n'hésitez pas à lui partager cet article. Wink wink.