7 trucs à retenir du premier confinement pour mieux faire passer le deuxième
Et on avaaaale la pilule (gloups)
Etttttt c’est reparti ! On retrouve plus ou moins péniblement/paisiblement (rayez la mention inutile) le mood du printemps dernier. MAIS cette fois-ci, on dispose d’un avantage de taille, aka avoir poncé le sujet pendant près de 60 jours au début de l’année. Et parce qu’on aime bien tirer les leçons de nos erreurs (et des plans sur la comète aussi), on s’est dit : pourquoi pas se faire une petite liste des trucs qu’on ne refera PAS comme la première fois ? Tiens-toi bien confinement, parce qu’on est armées de bonnes idées. Répétez après nous : Ça. Va. Aller.
Juste un petit mot avant de commencer : notre envie, comme toujours, est de vous donner des idées, des conseils ou juste de vous filer la banane pour affronter (un peu mieux) ces moments difficiles. Néanmoins, il est compliqué de relater de la diversité des situations face à ce confinement volume 2. Nous avons choisi ici de mettre parler à celleux qui seraient confiné·es, et assurer à toutes les personnes qui ne le sont pas (coucou les soignant·Es, les profs et les autres !) qu’on pense aussi bien fort à elles <3.
On comprend les enjeux sans céder à la panique
La première fois, on s’était un peu fait prendre par surprise. D’ailleurs un confinement, on ne savait même pas vraiment ce que ça voulait dire. Mettez là-dessus le fait qu’on venait tout juste de réaliser qu’on était face à une pandémie mondiale (oups), et vous tenez un bon cocktail explosif pour les nerfs. Souviens-toi, le confinement dernier : ça faisait masse choses à digérer en même temps.
L’idée cette fois-ci ? Faire retomber la pression comme on peut. Et se permettre de tutoyer le confinement en lui donnant des petits noms rigolos : du confifi au confitaf en passant par le confifun, tous les effets de style sont permis pour mieux faire passer la pilule. L’objectif ? Appréhender le moment avec humour et résilience (oui, il en faut - oui, c’est chaud), et se dire qu’on affronte quand même vraiment mieux une situation quand on la connaît. Ok, ça peut avoir l’air candide mais on assume : l’humour is the key.
On installe une bonne routine dès la première semaine
Aka faire en sorte que la vie continue une fois passé le cap de la sidération. Si c’est facile ? Clairement, non. Parce que du confinement au déconfinement en passant par le port du masque, le couvre-feu et le télétravail… nos nerfs ont été mis à rude épreuve cette année. Ou comment installer des bonnes habitudes et s’y tenir = plus ou moins demander la lune en 2020.
L’idée cette fois-ci ? Se dire que si c’est tout à fait normal de se sentir submergé·e, il nous faut aussi et plus que jamais des repères pour continuer à “fonctionner”. Des pistes toutes simples pour encaisser la première semaine (et les suivantes) : un réveil à peu près à heure fixe (comme d’hab’), un petit-déj’ de champion·ne (qui vous fasse vraiment envie), des pauses toutes les 2 à 3 heures si vous bossez (mais sans regarder les infos), et une bonne série / un bon livre / un bon sextoy pour le soir, histoire de s’endormir sans (trop) penser à la vie sous corona.
On évite de s’enfermer (trop longtemps)
La première fois, on avait l’impression que sortir revenait à plonger tête la première dans un monde (post-)apocalyptique. Et pour cause : entre les rumeurs (infondées) de pénurie de PQ, et le manque d’informations de l’époque sur les modes de transmission du virus, on était un peu duper sur les bonnes pratiques à adopter pour prendre soin de soi et des autres. Résultat : lockdown total 7/7, à l’exception de vagues sorties au Franprix pour choper des tablettes de chocolat (#vécu). Si c’est mauvais pour la santé mentale ? Un peu oui.
L’idée cette fois-ci ? Profiter un max de l’heure de sortie autorisée de manière quotidienne pour… prendre l’air tout simplement. Une marche à pied dans votre quartier ou autour de la maison de vos parents, un footing, une promenade avec vos co-confiné·es… toutes les options sont bonnes à prendre pour ne pas s’enfermer dans un mode travail (ou pas) - bouffe - dodo dans les 10 m2 de sa chambre. À mettre en place plus encore quand on sait quand on a tendance à être anxieux·se... et à s’enfermer dans ses pensées les plus dark.
On marque la différence entre la semaine et le week-end
La première fois, on avait un peu l’impression d’avoir signé contre notre gré pour passer un temps indéfini à domicile, en roue libre et en pyjama. Résultat : le mardi était rapidement devenu le nouveau dimanche, et vice versa. Ce qui peut devenir troublant, surtout quand le confinement dure 6 semaines (TMTC).
L’idée cette fois-ci ? Se dire que keyword is : équilibre. Which means que :
1/ si vous êtes une personne de type workaholic qui a du mal à débrancher (et plus encore en mode taf à la maison), l’idéal serait de vous poser des limites (max 7 heures de travail par jour avec des pauses, et être hors-ligne le week-end, ou 2 jours par semaine si et quand c’est possible).
2/ si vous n’avez pas de taf / beaucoup moins d’obligations qu’habituellement, et que vous avez peur de sombrer dans la déprime et le binge watching, l’idéal serait de vous poser des limites (bis). Vous pouvez par exemple vous autoriser X heures de binge watching par semaine (à vous de choisir combien)... et tenter au maximum de vous y tenir.
L’enjeu ? Ne pas se dégoûter des choses qui nous font kiffer/tenir le coup, et continuer à varier les plaisirs.
On regarde et on lit les infos à des moments choisis
On ne vous apprend rien si on vous dit que le climat est anxiogène ? Bon. Et si la première fois on avait l’impression de rester connecté·es au monde extérieur en écoutant attentivement les infos chaque jour à la radio / TV / via notre fil d’actu Facebook, on s’est rendues compte depuis que ça n’était pas du tout forcément une bonne chose.
L’idée cette fois-ci ? Se brancher à l’actu à des moments choisis et apprendre à se mettre en veille (exemple : regarder chaque matin le nombre de cas positifs de la veille en prenant son café = pas bonne idée du tout). Une autre astuce so millennial : suivre l’actu via des comptes de memes. Évidemment, ça ne suffit absolument pas pour s’en faire une vraie idée, mais ça aide à relativiser (coucou @lobbygouine). Paumé·e dans votre quête d’infos et dans l’exercice de votre libre arbitre ? Relisez nos deux petits guides anti-infox, par ici ou par là.
On prend rendez-vous avec sa vie sociale
8 mois que l’expression “distanciation physique” est entrée dans nos vies. Et clairement, on commence à bien en sentir les effets sur le long-terme. Moins de rendez-vous avec les ami·es, moins de réu’ en famille, pas de fête, et beaucoup de télétravail… il y a de quoi se sentir isolé·e. Même si évidemment, la problématique n’est pas la même si vous êtes confiné·e en famille / en coloc / en couple ou si vous êtes confiné·e solo.
L’idée cette fois-ci ? Comprendre plus que jamais que pour (bien) tenir le coup, il faut savoir bien s’entourer. Continuer de se marrer. Continuer de voir ses potes, même en FaceTime ou en Zoom. Par ici nos conseils pour cohabiter sainement pendant le confinement, aka trouver un juste équilibre entre moments de partage et le temps qu’on s’accorde à soi. D’autres pistes pour les solo ? Apprendre à mieux connaître ses voisin·es (s’iels sont sympas ;)), ou encore participer aux soirées du samedi initiées par la DJ et militante Leslie Barbara Butch sur @lappartchezmoi. Good vibes garanties.
On ne se met PAS la pression pour « réussir » son confinement
La question de vivre un confinement “privilégié” (= dans un environnement confortable, safe, et loin des problématiques liées précarité de certain·es) était l’un des trucs les plus débattus au mois d’avril. Et à raison : on n’est pas tous·tes égaux·les face au confinement, et la COVID-19 a plus que jamais mis en évidence les inégalités sociales qui se creusent dans notre pays. Résultat : quand certain·es voient le confinement comme des vacances forcées, d’autres jonglent entre études / boulot / chômage / vie de famille / problèmes de tunes / anxiété et on en passe. Compliqué dans ces conditions de se dire qu’on va écrire un bouquin ou devenir un·e master du yoga en quelques semaines.
L’idée cette fois-ci ? Tirer des leçons du premier confifi sans se mettre pour autant la pression pour bien / mieux gérer le deuxième. Prendre des résolutions self care pour tenir le coup c’est oui, mais ne pas se laisser le choix / le droit de vivre les choses à son rythme, c’est non. Morale de l’histoire : vous avez tout à fait le droit de vous laisser aller à du repos pendant quelques semaines si vous en avez besoin et / ou que vous pouvez vous le permettre. Vous avez le droit aussi d’en profiter pour vous remettre au footing, ou d’en profiter pour vous enfoncer sous une couette. Tout comme vous avez le droit d’appliquer les conseils qu’on vient de vous donner… ou de les mettre de côté s'ils ne fonctionnent pas pour vous :).







