#1 Il faut déstigmatiser les grossesses tardives

 

Dans cette nouvelle saison, on retrouve Jean Milburn, la mère d’Otis, enceinte à l’âge de 48 ans. Femme indépendante et sexologue accomplie, Jean représente une féminité qui en effraie plus d’un·e. Dans l’épisode 5, elle consulte un médecin qui affiche clairement sa désapprobation des grossesses tardives. En plus de lui rappeler les risques qu’elle connaît déjà, il juge qu’être un parent sur le tard peut affecter la vie des enfants. Jean, la queen de la répartie, lui demande alors si le fait d’avoir un gros con de père affecte la vie de ses enfants. On n'aurait pas dit mieux.

Ce qui est intéressant, c’est qu’en plus de représenter une grossesse tardive à l’écran, la série parvient à démystifier les stéréotypes qui y sont associés. Comme souligné dans cet article de France Info, au-delà de l’aspect médical, les femmes qui décident d’avoir un enfant après 45 ans sont lourdement jugées par leur entourage. Et si elles comportent des risques bien réels, ces grossesses se passent très bien dans la majorité des cas, notamment grâce à un suivi médical adapté.

 

 

#2 La masculinité toxique peut (et doit) se déconstruire

 

Si vous nous aviez dit qu’on allait s’attacher au personnage d’Adam, on ne vous aurait pas cru. Et pourtant, il apparaît transformé dans cette nouvelle saison. Adolescent mal dans sa peau et en colère au début de la série, on le retrouve vulnérable et prêt à se remettre en question dans la troisième saison. Entretenant une relation compliquée avec son père, Adam allait tout droit vers la masculinité toxique. C’est en grande partie grâce à Eric qu’il emprunte un autre chemin, lui permettant de communiquer davantage et d’accepter sa sexualité.

Ce qu’on aime particulièrement dans cette série, c’est que les personnages ne tombent pas dans la binarité bien/mal ; iels se trompent et apprennent de leurs erreurs. Il ne faut pas sous-estimer l'importance de représenter un jeune homme qui se remet en question. Dans une interview pour Attitude, Conor Swindells - qui incarne Adam à l’écran - déclare que de jouer son personnage lui a permis de questionner sa propre vision de la masculinité. On dit oui !

 

 

#3 C’est ok d’avoir des fantasmes différents dans un couple

 

Dans la saison 2, on a pu suivre l’apprentissage de l’amour queer à travers le couple d’Ola et Lily. On a également découvert la passion de Lily : les aliens. Cette passion alimente sa créativité mais aussi ses fantasmes, ce qui n’est pas le cas d’Ola. Voulant être une “bonne” petite-amie, elle joue le jeu pour faire plaisir à Lily, mais elle est rapidement lassée. Cela les mène à avoir une discussion compliquée mais essentielle où elles partagent leurs envies et leurs fantasmes, qui ne se correspondent pas forcément. Et c’est ok.

Déjà, on rappelle que vous n’êtes pas obligé·es d’avoir des fantasmes ou de les assouvir. Mais si vous décidez d’en parler à votre partenaire, il faut se préparer à ce que ses fantasmes ne soient pas forcément les vôtres. Comme dans la série, cela ne veut pas dire que votre relation est vouée à l’échec. Au contraire, une bonne discussion à cœur ouvert peut vous faire avancer. Puis, comme on vous le disait ici, ce n’est pas forcément une bonne idée de vouloir réaliser tous ses fantasmes…


 

Justine Sebbag