Règle absolue : paumez-vous

 

Les touristes n'explorent pas Venise et restent concentrés sur les allées commerçantes. En prenant cinq ruelles au hasard, vous pouvez passer la majorité de votre balade dans des lieux quasi déserts. Même les quartiers les plus paumés regorgent de coins mignons, de bâtiments sublimes et de pontons secrets sur le Grand Canal. Pour éviter les coins trop touristiques : vérifiez les zones jaunes dites “très fréquentées” sur Google Maps, et fuyez.

@bigstock

 

Niveau transport, les gondoles et taxis sont absurdement chers. Bougez plutôt en vaporetto, les bateaux-bus de la ville. Si vous prenez vos billets à un comptoir et pas à une borne, les employé·es vénitiens font des réduc’ aux moins de 30 ans. Pour faire une croisière à moindre prix sur le Grand Canal, allez à une station déserte en début de ligne (comme S.Elena Stadio), pour monter avant tout le monde et choper une bonne place sur le bateau : kiff garanti inflation friendly.

Les lieux à voir : pas ce que vous croyez

 

Le centre historique de Venise se divise en six quartiers. Le best est clairement le Cannaregio, avec l’ancien ghetto, peu de touristes, et les jolis parcs “Villa Groggia” et Savorgnan. De l’autre côté, Dorsoduro regorge aussi d’endroits tranquilles pour les promenades et abrite le musée de la collectionneuse Peggy Guggenheim.

 

Même délire à Castello : des balades géniales près du centre, puis la pointe déserte du quartier avec les jardins de la Biennale et le Parco delle Rimembranze, idéal pour une aprem solo au soleil.

@marcopianca

 

San Marco et San Paulo, quartiers les plus famous, sont à voir mais bondés. D’ailleurs, on a trouvé que la place San Marco n’avait pas tant de charme et que le Pont des Soupirs n’était pas si stylé, sorry. En visite immanquable, le Palais des Doges est passionnant mais à réserver en avance.

 

Pour les îles environnantes, le Lido est là où se trouvent les plages. Pour éviter celles payantes, on conseille San Nicoletto, qui se mérite avec une bonne marche de trente minutes. Murano, île du verre, est surcotée avec plus d’arnaques que de produits artisanaux (si vous voulez un souvenir, allez au musée officiel), et Burano est jolie avec ses maisons colorées, mais un peu morte.

Pour grignoter

 

Venise n’est pas la ville des pizzas, mais des fruits de mer et des cicchetti, sortes de bouchées à tomber. Nos adresses pref :

 

Osteria Ai Do Gobbi : restau de poisson typique à Castello

Ca’ Dolfin : fruits de mer au Cannaregio, avec les meilleurs spaghettis ever

6342 Alla Corte Ristorante : clientèle snob mais plats très quali’ et chanteur qui met l’ambiance

@1000coffee_bakery

 

La Corte 1642 : bar de locaux planqué dans une cour avec un Spritz authentique et des cicchettis bons mais chers

Corner Pub : bar détente de Dorsoduro, aux cicchetti délicieux et abordables

Bar Da Fiore : café discret mais avec la meilleure cioccolata de la ville

1000 Coffee & Bakery : pour un tiramisu crémeux et une vue dingue sur l’église della Maddalena

Bacaro del Gelato : meilleures glaces du Cannaregio

Une ville safe

 

Pour les meufs, notamment solo : Venise est une ville qui nous a semblé un peu plus safe que d’autres villes en Italie (ou en France…) Pareil pour les personnes queer, mais à prendre avec des pincettes, l’Italie reste un pays ayant élu l'extrême droite et vous savez que le harcèlement ne prend jamais de vacances. Et pour des soirées queer en Vénétie, il faut plutôt regarder du côté de Padoue.

© Daniele Venturelli/Wireimage

 

Sinon, rien de spécifique à signaler niveau sécurité, sauf les petits escaliers au bord des canaux. For real, n’allez pas sur les dernières marches au risque de glisser sur les algues, de tomber à l’eau et de choper une infection à l'œil comme Katherine Hepburn. Donc pas de plongeon, et ça ira molto bene.

 

Claire Roussel