Miser sur la sororité au quotidien

 

Autrement dit : se soutenir entre meufs, et mettre un terme aux stéréotypes qui voudraient flinguer l’amitié et la solidarité féminine. Et ça, ça passe par l’écoute, l’accompagnement, et le soutien à vos potes mais aussi aux femmes que vous pourrez rencontrer. Que vous soyez témoin d’une scène de harcèlement dans le métro, ou qu’une de vos collègues se fasse humilier par un collègue de travail : autant que possible, soyez une alliée, et prenez position. #girlssupportgirls

Dans la pratique ? Notez le numéro d’urgence contre le harcèlement dans les transports en commun (31 177). Installez et partagez à toutes vos potes la géniale appli App-Elles qui permet d’alerter ses proches en cas de danger, d’avoir un suivi GPS, un record audio et un historique des alertes (pratique pour porter plainte ensuite) mais aussi d’être accompagné·e dans la recherche de solutions pour les victimes et leurs proches.



Parler

 

Si vous avez été ou si vous êtes victime de violences sexistes et/ou sexuelles, et que vous avez besoin d’être écoutée et accompagnée, vous pouvez en parler à une personne de confiance : votre médecin, un proche, un·e ami·e, un·e thérapeute.

Dans la pratique ? Sachez qu’il existe des lieux d’accueils (partout en France, à voir auprès de votre Mairie), des associations, mais aussi des lignes téléphoniques d’écoute pour être renseignée et conseillée en toute bienveillance et de façon anonyme. Le 3919 est la ligne de référence pour toutes les violences faites aux femmes (conjugales, sexuelles, sexistes, au travail...), et propose - si vous le souhaitez - un accompagnement vers des lieux d’accueil et de prise en charge.



Lutter auprès des associations et lieux de prise en charge des victimes

Vous pouvez par exemple vous engager en tant que bénévole auprès de La Fondation des Femmes : donner de votre temps, organiser des collectes ou des évènements pour sensibiliser le public à ces violences et récolter des fonds pour agir concrètement en ouvrant des lieux d’accueil, par exemple.

D’autres pistes ? L’asso Règles Élémentaires permet aux particuliers (lycéen·nes, étudiant·es, profs, commerces…) d’organiser gratuitement des collectes de protections périodiques pour lutter contre la précarité menstruelle. À Paris, la Maison des Femmes de Saint-Denis propose des classes pour mieux lutter et s’engager autour des violences conjugales et sexuelles. Vous pouvez aussi vous y impliquer en tant que bénévole.



Comprendre les enjeux du féminisme aujourd’hui

Autrement dit : appréhender la notion d’intersectionnalité, et comprendre que les toutes les femmes ne sont pas exposées aux mêmes violences et discriminations selon les dimensions sociales (classe, genre, couleur de peau, orientation sexuelle, âge...) qui traversent leurs parcours. Ça veut dire, dans les faits : s’engager aux côtés des femmes noires et des femmes racisées dans leurs combats, mais aussi auprès des meufs trans, des lesbiennes, des queers, des invalides, des précaires, des grosses, des vieilles, bref : de TOUTES les meufs, en leur laissant bien évidemment la parole (#alié·e). En gros : comprendre qu’un féminisme qui ne libère pas toutes les femmes… n’en est pas vraiment un, au fond.

Dans la pratique ? Renseignez-vous, intéressez-vous, et partagez (sur les réseaux sociaux, par ex) les bonnes infos autour de vous : parce qu’il est toujours plus difficile de comprendre une oppression que l’on ne subit pas directement (coucou les mecs), le mieux est encore de tendre l’oreille et de s’impliquer. Pour ça, quoi de mieux que le génial site du BA(F)FE (aka la Base de données Féministe) qui range sous un système de tag hyper-limpide les articles les plus pointus et renseignés de toutes les luttes actuelles #convergence.



Accompagner les victimes

Première chose à faire si une personne de votre entourage (ou pas) vous parle des violences qu’elle a subi : croyez-la. Écoutez-la, et offrez votre soutien, car ce n’est jamais facile de parler ou d’agir. Vous pouvez vous proposer d'amener cette personne au commissariat pour l’accompagner dans le dépôt de sa plainte ou lui suggérer des lieux ou structures qui puissent l’accueillir et la conseiller (retournez au point 2). Dans tous les cas : positionnez-vous comme un soutien. Et au besoin, autant qu’il le faudra, répétez-le : une victime n’est jamais responsable des violences qu’elle subit.

D’autres pistes ? Si vous êtes témoin de violences (sexuelles, conjugales...) et que vous ne savez pas comment vous positionner ni agir, vous pouvez appeler le 3919 (Violences Femmes Info) et le 0800059595 (SOS Viols Femmes Information) : ces deux numéros sont également à la disposition de l’entourage des victimes, et parfaitement anonymes. Le centre Hubertine Auclert propose également ce violentomètre qui permet de sensibiliser les jeunes femmes et hommes aux violences sexistes et sexuelles, notamment dans le couple. Un outil définitivement nécessaire pour informer les victimes et leurs proches sur la gravité de la situation - et rappeler à tous·tes que les violences peuvent être aussi bien physiques que psychologiques.